Projet d’inventaire et de valorisation d’archives alternatives

Source de l’image : CC BY-ND 3.0 FR Julie Blaquié pour AAF

Que sont les archives alternatives ?

Ce n’est peut-être pas la première fois que vous entendez parler d’archives alternatives. Cette thématique, s’axant sur les archives des minorités et minorisé·e·s, a un ancrage certain dans l’actualité. Les différentes actions qui se sont penchées sur elles ces dernières années en témoignent. La XIXe journée d’étude en archivistique d’Angers qui se tiendra le 12 février 2020 sur les archives communautaires en est un exemple.

Mais revenons aux archives alternatives. En avril 2019 le Forum des archivistes, intitulé « Archives et transparence, une ambition citoyenne », avait dédié un axe au cas des archives LGBTQI+ et féministes[1], avec les trois interventions suivantes :

  • « « Mes archives sont-elles queer ? » : des demandes d’archivage et de communication spécifiques aux militantes et militants féministes et queer », de Bénédicte Grailles ;
  • « Transparence choisie et transparence retrouvée : les fonds LGBTQI et féministes à Lyon », d’Élodie Hoppe et Roméo Isarte ;
  • « Archives LGBTQI+ en France : de la « déplacardisation » à l’autonomie », de Patrick Comoy.

À la suite de ce Forum, un groupe de travail sur les archives alternatives, co-dirigé par Bénédicte Grailles, maîtresse de conférences en archivistique à l’université d’Angers et chercheuse au laboratoire Temos (Temps, mondes, sociétés, CNRS Fre 2015), et Roméo Isarte, fondateur de l’association Mémoires minoritaires, éclot la même année à l’AAF. Ce groupe a notamment pour point d’ancrage la collaboration entre militant·e·s associatif·ve·s et archivistes professionnel·le·s afin de mutualiser connaissances et compétences des deux sphères. De cette union naît un projet secondaire, celui qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir le Projet d’inventaire et de valorisation des archives alternatives (Pivaa), débuté en octobre 2020 par des étudiants de Master 2 Archives à l’université d’Angers et sous la direction de Bénédicte Grailles.

En quoi consiste le Pivaa ?

Le Pivaa s’axe autour de la réalisation d’une plateforme de référencement de fonds et d’actions relatifs aux archives alternatives et de la création d’un thésaurus, facilitant leur indexation. La perspective principale de ce groupe est donc de diffuser ces états de fonds et d’actions afin de les rendre exploitables pour le chercheur. Ainsi, la prospection du Pivaa se tourne principalement vers les archives LGBTQI+, mais aussi féministes et en lien avec l’égalité hommes/femmes pour ce qui relève des actions de valorisation. En ce sens, le champ de recherches se doit d’être le plus large possible et, outre un appel à contribution, les sites des structures d’archives, de musées, d’associations et de bibliothèques se doivent d’être rigoureusement analysés.

La création du thésaurus, elle, tire profit de semblables déjà existants (l’homosaurus en est un exemple). À ce jour, une bibliographie du groupe de travail de l’AAF, mise en ligne sur Zotero, a déjà été présentée à la communauté archivistique[2] et sert de base à la conception du nouveau thésaurus. La perspective du Pivaa n’est pas d’en fournir une approche exhaustive, universelle et figée dans le temps. Comme le référencement des fonds et des actions, le thésaurus ne peut se concevoir sans un esprit de collaboration avec les institutions militantes. Ainsi, ce sont les associations LGBTQI+ et féministes elles-mêmes qui pourront juger de la pertinence de sa mise en pratique.


En guise de conclusion

Vous l’aurez compris, le Pivaa n’en est qu’à ses débuts, mais il nous tarde de vous présenter notre travail plus en détail. En espérant avoir piqué votre curiosité, vous pouvez d’ores et déjà nous suivre sur les réseaux sociaux par le biais de publications de l’Aedaa et de l’AAF et avec les #pivaa et #archivesalternatives. Enfin, si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse archives.pivaa@protonmail.com. Merci et à bientôt !

L’équipe du Pivaa


[1] AAF, La Gazette des archives. Archives et transparence, une ambition citoyenne, n°255, Forum des archivistes, 3-5 avril 2019.

[2] AAF, « Comprendre les archives minoritaires : recensement bibliographique et état des sources », Archivistes !, n°135, décembre 2020, p. 43.


Bibliographie

  • AAF, La Gazette des archives. Archives et transparence, une ambition citoyenne, Forum des archives, 3-5 avril 2019.
  • AAF, « Nouvelles des groupes de travail », Archivistes !, n°131
  • AAF, « Comprendre les archives minoritaires : recensement bibliographique et état des sources », Archivistes !, n°135, décembre 2020, p. 43.
  • Bibliographie Archives minoritaires, Archives minorisées, 05/06/2020, [en ligne] disponible sous Zotero sur : https://www.zotero.org/groups/2514721/archi­ves_mino­ri­tai­res_archi­ves_mino­ri­ses (consulté le 03/12/2020).
  • Site de l’association Mémoires minoritaires, [en ligne] disponible sur : https://www.facebook.com/memoiresminoritaires/about/ (consulté le 28/11/2020).

Archivore, [n°40], novembre 2020, 18p.

Pour télécharger la revue, cliquez sur le lien suivant :

Page de garde Archivore, n°40, novembre 2020

Archivore, le retour !

…Oui, je sais, encore, ça fait plusieurs numéros qu’on annonce le grand retour de la revue. Et à chaque fois on se plante : la revue ne parait qu’une fois avant de s’éclipser pendant plusieurs années, puis reparaît à nouveau, avec toujours le même intitulé : « Archivore, le retour ! ».

Mais cette fois, je le sens, c’est la bonne ! On tient le coup, on lâche rien et on donne tout pour être les plus réguliers possible et vous proposer au moins un autre numéro d’ici la fin de l’année scolaire.

C’est donc avec fierté que je vous présente ce numéro spécial 25 ans de la revue (et de l’association). J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire qu’à nous de le concevoir. Prenez soin de vous surtout, c’est important, et bonne lecture.

Je tiens à remercier particulièrement Julie-Anne Kervella pour la conception graphique de la revue. J’adore !

Mia Viel, présidente de l’Aedaa

Sommaire

  • Edito, p.1
  • Introduction, p. 2-3 (Mia Viel)
  • Archives et confinement, p. 4 (Quentin Rabier)
  • Anciens de la formation, p. 5-6 (Aurélie Blais et Jean Chevalier)
  • Brèves d’archives, p. 7 (Kévin Fouquet)
  • Brèves de stage, p. 8 (Sandra Fullenbaum-Lenfant)
  • Mémoire en bref, p. 9 (Carole Houzé)
  • Dossier spécial : l’Aedaa au fil des ans, p. 10-16 (Julie-Anne Kervella)
  • Remerciements, p. 17

Archivore, le retour

Organiser un anniversaire prend souvent du temps. Il faut trouver une salle appropriée, prévenir les invités, s’assurer qu’ils viennent, prévoir des gâteaux, les boissons, la musique, parfois un petit discours et des animations marquant l’événement. Pour notre part, plus s’approchait la date d’anniversaire de l’Association des étudiants et diplômés en archivistique d’Angers (Aedaa) et plus montait l’effervescence des organisateurs.

Et soudain, on vous annonce qu’un virus provenant d’une lointaine province de Chine va mener à la fermeture de tous les bâtiments, y compris votre propre maison. Fin de l’histoire. On remballe tout et on annule l’anniversaire. Snif. Snif ? Comment ça « Snif » ? Comment ça « on remballe tout » ? C’est pas un confinement qui va nous empêcher de fêter notre anniversaire tout de même ! Mais comment faire si on ne peut pas se rassembler ? La solution se trouve entre vos mains.

La publication de cette revue est ce qui reste de la journée des 25 ans de l’Aedaa qui était prévue pour ce 26 septembre 2020. Rassurez-vous, rien n’est perdu et on vous donne rendez-vous en septembre 2021 pour rattraper tout notre retard. On va vous en mettre plein la vue… Sauf si une petite Covid-2020 ou 2021 décide de s’inviter à la dernière minute.

Avant toute chose, nous souhaitons remercier toutes les personnes qui font que l’association prend aujourd’hui une nouvelle dynamique. Merci du fond du cœur, donc, aux Archives départementales de Maine-et-Loire pour leur soutien, à la formation en archivistique de l’université d’Angers, toujours présente, et, bien sûr, à tous les membres de l’association, sans qui nous ne serions pas grand-chose.

L’équipe de l’Aedaa