Journée d’étude 2010 – compte rendu

La journée d’étude de cette année, sur le thème Normes et archives, vers des pratiques professionnelles optimisées ? a été ouverte par Christine Bard, représentant le doyen de la faculté des lettres, langues et sciences humaines de l’université d’Angers et par Anne Lafon, présidente de l’AEDAA. Bénédicte Grailles, maîtresse de conférences en archivistique à l’université d’Angers a introduit le sujet.

La première partie était consacrée au processus de normalisation. Damien Ferrero, archiviste à l’ADEME et Geneviève Drouhet, écrivain et ancienne responsable du service d’archives du groupe Médéric, ont exposé leur travail au sein de la commission de normalisation CG 46/CN 11 de l’AFNOR. Damien Ferrero a expliqué l’organisation et le fonctionnement des commissions de normalisation, le processus de création et de validation d’une norme et les difficultés auxquelles sont confrontés les participants de ces commissions. Geneviève Drouhet a partagé son expérience au sein du groupe Médéric en présentant son parcours pour mettre en place la norme 15 489 sur le Records Management. Puis, André Galistin, président de l’association PAGE, représentant le milieu des prestataires en archivage, s’est exprimé au sujet de la normalisation et de la certification. Il a notamment présenté l’organisation de l’association PAGE et son activité qui a mené à la conception d’une norme, dont il a décrit le contenu.

 

 

La deuxième partie « Normes et pratiques professionnelles, entre contraintes et adaptations » a fait intervenir Florence Clavaud, déléguée à la formation informatique de l’École nationale des chartes, sur l’origine, les raisons du succès, leurs limites, et le discours tenu par les professionnels dans le cadre des relations entre les normes de description des archives, l’informatique et les archivistes. Elle a évoqué la compatibilité entre la norme ISAD(G) et l’EAD. Le groupe Gestion des services de la formation Histoire et métiers des archives, représenté par Cécile Masala et Patrice Denis, a exposé le résultat de leurs recherches et de leur travail pour l’élaboration de fiches de procédures de classement (ordinogrammes), en vue de la conception d’un manuel. Puis, Anne-Hélène Rigogne, adjointe au chef du service des expositions de la BnF a parlé de son expérience de la norme dans le cadre des expositions qu’elle effectue. Corentin Sommier, doctorant en sciences humaines au sein du CERHIO UMR 6258, spécialité archivistique, s’est exprimé sur les bâtiments d’archives. Il a souligné que ces bâtiments étaient soumis à la fois aux normes de conservation et à celles relatives à l’accueil du public. La normalisation dans le cadre de l’archivage numérique a été développée par Michel Jacobson, chef de projet sur l’archivage électronique au département de l’innovation technologique et de la normalisation (DITN) à la direction des Archives de France.

Les trois derniers intervenants ont partagé leurs expériences afin de savoir si la norme est un moyen d’amélioration de la notion de service. Anne-Marie Bailloux, responsable du service central d’archives du CHRU de Tours, a exposé les différentes étapes qui ont mené son service à l’adoption de normes qualité et à la certification, puis en a présenté les avantages et les limites. Pierre-Yves Renard, conservateur de la bibliothèque de l’INSEE et animateur de la commission de normalisation française « Évaluation des résultats des services documentaires » s’est appuyé sur les normes ISO 2789 et ISO 11620 pour montrer en quoi elles permettaient à la bibliothèque de répondre à certains enjeux contemporains. Enfin, Anne-Élyse Lebourgeois, conservateur du patrimoine au Centre des archives de l’armement et du personnel SHD/CAA, a décrit la mise en place de la certification ISO 9001 sur la gestion des archives publiques au Centre des archives de l’armement et du personnel. C’est un outil de management qui a permis à l’archiviste de se positionner en manager, de normaliser les relations avec le client et de mesurer l’adéquation entre l’emploi des ressources, la satisfaction et les exigences des clients.

Il sera possible de retrouver le contenu de ces interventions dès la publication des actes de cette journée d’étude.

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