Archivore, n°19, Mars 2001, 28 p.

La recherche en archivistique, qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’en était-il hier ? Si la journée d’étude de février dernier a permis de faire un point d’étape intéressant sur la situation actuelle, Archivore n°19 propose, lui, un compte rendu de la première journée d’étude de la formation (mars 2001) qui portait déjà sur ce sujet. (Le détail des interventions est en ligne ici )

Ce numéro d’Archivore permet également de faire le point sur l’évolution d’une autre problématique en proposant un riche compte rendu des Journées internationales organisées par la Direction des Archives de France en mars 2001 : Archives, en 0 et 1 – La conservation des documents électroniques. Entre questionnements désormais résolus et problèmes persistants, cet article aborde notamment l’administration en ligne, l’obligation de diffusion des données publiques, l’archivage des bases de données, l’archivage du courrier électronique, l’impact sur les formations et sur l’avenir de la profession, etc.

Edito, sommaire et accès au n°19 (réservé aux adhérents)

Margot Georges

La recherche en archivistique: qu’en est-il aujourd’hui?

XVe journée d’archivistique d’Angers

La formation Archives de l’université d’Angers organise chaque année depuis 15 ans maintenant une journée d’étude autour d’une problématique de la profession. Lieu d’échanges et de réflexions entre les professionnels, les étudiants et le grand public, l’événement tenu sur une journée pleine sera présenté cette année par les étudiants de deuxième année du Master le :

Vendredi 03 février 2017

Maison de la recherche Germaine-Tillion, 5 bis boulevard Lavoisier.

Le thème retenu pour cette XVe édition est la recherche en archivistique, faisant ainsi écho au thème de la toute première journée d’étude en 2001. L’occasion sera donnée de faire une rétrospective, un bilan et de souligner les évolutions qu’a connu le sujet ces dernières années. La journée sera divisée selon trois thématiques.

Tout d’abord, une première approche autour des établissements d’enseignement supérieur comme lieux de formation et de recherche en archivistique, comme c’est le cas de l’université d’Angers. Cela donnera lieu à une table ronde entre plusieurs doctorants et docteurs récents de l’Université.

Puis, une seconde partie portera une réflexion sur les enjeux d’interdisciplinarité inhérents à l’archivistique : bibliothéconomie, humanités numériques et autres domaines seront explorés.

Enfin, la dernière partie sera dédiée à la recherche en archivistique perçue ou conduite dans le milieu professionnel, regroupant des professionnels de différents horizons, services d’archives privées, d’archives publiques, réseau associatif ou encore organisation internationale tel le Conseil international des Archives.

 

Pour plus d’informations, n’oubliez pas de suivre les comptes Twitter @jearchives2017 et Facebook

Retour sur le stage de fin d’études de Cécile Hauret, promotion 2015-2106, aux archives de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Dans le cadre du semestre 4, les étudiants en deuxième année de master Histoire, Document, spécialité pro et recherche Métiers des archives et des bibliothèques à l’Université d’Angers sont amenés à effectuer un stage de trois mois dans un service d’archives. 


logo AELB

L’agence de l’eau Loire-Bretagne, établissement public sous la tutelle du ministère de l’environnement, œuvre pour l’amélioration de la qualité des eaux dans le bassin ligérien. Un service d’archives a été mis en place il y a maintenant 17 ans. En se situant le plus en amont possible de la production documentaire quotidienne des 330 agents, l’archiviste, Emmanuel Milcent, a adopté une démarche de records management.

Mon stage de fin d’études a eu lieu de mars à juin. Il comportait trois objectifs principaux avec pour fil rouge le virage numérique dans lequel se trouve actuellement l’agence.

Ma première mission consistait en la révision du chapitre « agence comptable » du référentiel de conservation. En effet, ce service se trouvant totalement saturé a alors fait appel à l’archiviste de l’ordonnateur. Or, avant de procéder aux éliminations, il a fallu réactualiser cette partie du référentiel. La subtilité de ce travail a résidé dans l’adaptation par anticipation au décret GBCP qui ne sera applicable à l’agence qu’au 1er janvier 2017 afin que ce travail ne soit pas rendu caduc dès la fin de l’année !

Ma deuxième mission m’a amené à traiter un fonds papier produit par le délégué chargé de représenter les agences de l’eau auprès des instances européennes. Le fonds reflète son travail qui consistait en du lobbying auprès des autres pays européens afin d’acquérir davantage de poids lors des prises de décisions liées à l’eau et à l’environnement. Le délégué était également amené à participer ou à assister à de nombreux colloques et groupes de travail. Un deuxième fonds, entièrement numérique quant à lui, m’a été proposé. Première expérience à l’agence et véritable challenge pour ma part, ce fonds produit dans le cadre du dernier contrôle de la Cour des comptes à l’agence, a suscité beaucoup d’interrogations en raison de son support. Après quelques échanges avec Baptiste Nichèle et Thomas Bernard du SIAF et une application rigoureuse de la définition des archives du code du Patrimoine, le classement de ce fonds a pu être réalisé sans difficulté.

Enfin, une participation active au sein du service d’archives a été l’occasion de réaliser les tâches courantes (éliminations, versements, consultations, sensibilisation auprès des agents). J’ai également eu la possibilité de prendre part à la mise en place progressive de la GED auprès des unités. Soucieuse de la conservation sur le long terme de ses archives électroniques, l’agence est actuellement en train d’acquérir un SAE. J’ai alors pu participer au marché négocié (lecture des offres, notation et négociation) selon les règles du marché public.

Ce stage orienté électronique a été très riche. Diplômée avec succès puis embauchée dans la continuité en CDD, j’espère pouvoir assister au déploiement du SAE dans les mois à venir.

Habitué à accueillir des stagiaires depuis maintenant 3 ans, Emmanuel Milcent met un point d’honneur à leur encadrement. Le temps du stage est perçu comme un « échange gagnant/gagnant » où l’étudiant est là pour profiter d’une expérience et obtenir son diplôme tout en apportant un « un œil neuf » sur le service.

Cécile Hauret