Référendum de 1961 sur l’autodétermination en Algérie

Le 8 janvier 1961 est organisé le premier référendum de la Ve République. Il invite les Français à se prononcer sur les réorientations de la politique algérienne de la France, qu’avait amorcées le général de Gaulle dans son discours du 16 septembre 1959.

 » En janvier 1961, c’est à l’ensemble des Français que la question de l’autodétermination est posée et, avec elle, celle d’une nouvelle organi-sation des pouvoirs publics en Algérie. Citoyens français possédant un droit de vote totalement égal aux autres citoyens depuis la fin de 1958 seulement, les habitants d’Algérie sont également conviés aux urnes. Si leur participation est nettement plus faible (58,76 % des suffrages exprimés, contre 76,48 % en métropole), leur choix va dans le même sens : 69 % des votants en Algérie et 75 % en métropole approuvent le « projet de loi sur l’autodétermination des populations algériennes ». Par ce vote massif, les métropolitains expriment sans ambiguïté leur volonté d’en finir avec une guerre dont le sens s’est peu à peu dissous dans les années de guerre et d’errements. En Algérie, en revanche, ceux qui s’inquiètent de leur sort dans une Algérie séparée de la France ont voté très largement contre : c’est ainsi le cas de 72 % des votants à Alger. Les déchirements des deux dernières années de la guerre apparaissent nettement dans cette divergence. Néanmoins, conforté par les résultats globaux du référendum, le général de Gaulle poursuit la politique engagée : de nouvelles négociations s’ouvrent avec le gouvernement provisoire de la République Algérienne à l’été 1961, tandis que le putsch raté d’avril 1961 a définitivement marginalisé les tenants les plus radicaux du maintien de l’Algérie française.  »

Site de l’AAF

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Le service historique de la Défense

Historique :

-Ministre de Louis XIV, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691) crée en 1688 le Dépôt de la Guerre. Institution qui centralise à la fois les ingénieurs géographes du roi et les archives de l’armée.

-Institution perdure durant l’Ancien Régime, la Révolution où elle est renommée Dépôt général de la Guerre et de la Géographie.

-Dépôt scindé en deux en 1887 : Service géographique de l’armée devenue l’institut national de géographie (IGN) et Service historique de l’Armée.

– Le 17 janvier 2005, le service historique de l’Armée (SHA) devient par le décret n° 2005-36 le Service historique de la Défense.

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Le Duc de Choiseul (1719-1785)

Ministre d’Etat sous Louis XV, le Duc de Choiseul débute sa carrière comme ambassadeur à Rome, puis à Vienne, de 1754 à 1757. Il est nommé ministre des relations extérieure en 1758, et en 1761, on lui confie les ministères de la Guerre et de la Marine. Il est disgracié par le Roi en 1770.

Au cours de ses différents mandats, il réorganise l’armée, crée l’école militaire, relève la marine française et fait prospérer les colonies. Il signe le pacte de Famille, qui unit contre l’Angleterre tous les Princes de la famille de Bourbon (1761), réalise l’annexion de la Corse (1769), et s’oppose aux projets ambitieux de la Russie sur la Pologne. Il propose le banissement des Jésuites (1762). Séducteur, il est un ami de Casanova.

 

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La conquête spatiale

Il y a 50 ans, le 12 avril 1961 , Youri Gagarine est le premier homme à voler dans l’espace

 

Le 12 avril 1961, Gagarine devient le premier homme à voyager dans l’espace dans la capsule Vostok 3KA-2 (Vostok 1). Il décolle du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) à 9 h 7 (heure de Moscou, 6 h 7 GMT) puis effectue une révolution d’1 heure et 48 minutes autour de la Terre, à une moyenne de 250 kilomètres d’altitude (apogée : 327 km et périgée : 180 km). Son signe d’appel durant le vol est « ???? », désignant le pin de Sibérie7. Le début de la rentrée atmosphérique ne se passe pas bien car le module de service ne parvient pas à se séparer du module de rentrée comme prévu et Gagarine est secoué dans tous les sens. Finalement la séparation intervient lorsque la pression aérodynamique s’accentue 10 minutes après son déclenchement. À quelques kilomètres du sol, en application d’une procédure commune à tous les vaisseaux Vostok, Gagarine s’éjecte de sa capsule et effectue le reste de sa descente en parachute. Il se pose vers 10 h 55 (heure de Moscou, 7 h 55 GMT) près de Saratov (ville sur la Volga à environ 700 km au sud-est de Moscou)8. Pour ne pas diminuer l’exploit, les autorités soviétiques prétendent à l’époque que Gagarine est revenu au sol dans la capsule. Le déroulement réel sera connu à la fin des années 1990 avec la libéralisation du régime russe.