La recherche en archivistique: qu’en est-il aujourd’hui?

XVe journée d’archivistique d’Angers

La formation Archives de l’université d’Angers organise chaque année depuis 15 ans maintenant une journée d’étude autour d’une problématique de la profession. Lieu d’échanges et de réflexions entre les professionnels, les étudiants et le grand public, l’événement tenu sur une journée pleine sera présenté cette année par les étudiants de deuxième année du Master le :

Vendredi 03 février 2017

Maison de la recherche Germaine-Tillion, 5 bis boulevard Lavoisier.

Le thème retenu pour cette XVe édition est la recherche en archivistique, faisant ainsi écho au thème de la toute première journée d’étude en 2001. L’occasion sera donnée de faire une rétrospective, un bilan et de souligner les évolutions qu’a connu le sujet ces dernières années. La journée sera divisée selon trois thématiques.

Tout d’abord, une première approche autour des établissements d’enseignement supérieur comme lieux de formation et de recherche en archivistique, comme c’est le cas de l’université d’Angers. Cela donnera lieu à une table ronde entre plusieurs doctorants et docteurs récents de l’Université.

Puis, une seconde partie portera une réflexion sur les enjeux d’interdisciplinarité inhérents à l’archivistique : bibliothéconomie, humanités numériques et autres domaines seront explorés.

Enfin, la dernière partie sera dédiée à la recherche en archivistique perçue ou conduite dans le milieu professionnel, regroupant des professionnels de différents horizons, services d’archives privées, d’archives publiques, réseau associatif ou encore organisation internationale tel le Conseil international des Archives.

 

Pour plus d’informations, n’oubliez pas de suivre les comptes Twitter @jearchives2017 et Facebook

Retour sur le stage de fin d’études de Cécile Hauret, promotion 2015-2106, aux archives de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Dans le cadre du semestre 4, les étudiants en deuxième année de master Histoire, Document, spécialité pro et recherche Métiers des archives et des bibliothèques à l’Université d’Angers sont amenés à effectuer un stage de trois mois dans un service d’archives. 


logo AELB

L’agence de l’eau Loire-Bretagne, établissement public sous la tutelle du ministère de l’environnement, œuvre pour l’amélioration de la qualité des eaux dans le bassin ligérien. Un service d’archives a été mis en place il y a maintenant 17 ans. En se situant le plus en amont possible de la production documentaire quotidienne des 330 agents, l’archiviste, Emmanuel Milcent, a adopté une démarche de records management.

Mon stage de fin d’études a eu lieu de mars à juin. Il comportait trois objectifs principaux avec pour fil rouge le virage numérique dans lequel se trouve actuellement l’agence.

Ma première mission consistait en la révision du chapitre « agence comptable » du référentiel de conservation. En effet, ce service se trouvant totalement saturé a alors fait appel à l’archiviste de l’ordonnateur. Or, avant de procéder aux éliminations, il a fallu réactualiser cette partie du référentiel. La subtilité de ce travail a résidé dans l’adaptation par anticipation au décret GBCP qui ne sera applicable à l’agence qu’au 1er janvier 2017 afin que ce travail ne soit pas rendu caduc dès la fin de l’année !

Ma deuxième mission m’a amené à traiter un fonds papier produit par le délégué chargé de représenter les agences de l’eau auprès des instances européennes. Le fonds reflète son travail qui consistait en du lobbying auprès des autres pays européens afin d’acquérir davantage de poids lors des prises de décisions liées à l’eau et à l’environnement. Le délégué était également amené à participer ou à assister à de nombreux colloques et groupes de travail. Un deuxième fonds, entièrement numérique quant à lui, m’a été proposé. Première expérience à l’agence et véritable challenge pour ma part, ce fonds produit dans le cadre du dernier contrôle de la Cour des comptes à l’agence, a suscité beaucoup d’interrogations en raison de son support. Après quelques échanges avec Baptiste Nichèle et Thomas Bernard du SIAF et une application rigoureuse de la définition des archives du code du Patrimoine, le classement de ce fonds a pu être réalisé sans difficulté.

Enfin, une participation active au sein du service d’archives a été l’occasion de réaliser les tâches courantes (éliminations, versements, consultations, sensibilisation auprès des agents). J’ai également eu la possibilité de prendre part à la mise en place progressive de la GED auprès des unités. Soucieuse de la conservation sur le long terme de ses archives électroniques, l’agence est actuellement en train d’acquérir un SAE. J’ai alors pu participer au marché négocié (lecture des offres, notation et négociation) selon les règles du marché public.

Ce stage orienté électronique a été très riche. Diplômée avec succès puis embauchée dans la continuité en CDD, j’espère pouvoir assister au déploiement du SAE dans les mois à venir.

Habitué à accueillir des stagiaires depuis maintenant 3 ans, Emmanuel Milcent met un point d’honneur à leur encadrement. Le temps du stage est perçu comme un « échange gagnant/gagnant » où l’étudiant est là pour profiter d’une expérience et obtenir son diplôme tout en apportant un « un œil neuf » sur le service.

Cécile Hauret

Une thèse en archivistique: pourquoi et où?

Présentation de la première thèse en archivistique soutenue à l’université d’angers.

Suite à la soutenance le 4 décembre 2015 de Damien HAMARD d’une thèse de doctorat portant pour la première fois la mention « d’archivistique », Archivistes! n°117 revient sur cet événement et l’interroge sur son choix de s’engager dans une thèse. C’est également l’occasion pour Charly JOLLIVET et Margot GEORGES de présenter un peu plus le parcours doctoral à l’Université d’Angers.

Voici l’extrait des articles publiés par l’AAF  en PDF ici ainsi que le lien vers la présentation du doctorat en archivistique publié par l’Université d’Angers ici.

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Le soutien à la formation angevine

Un des buts importants de l’association est de promouvoir la formation de l’Université d’Angers,  de faciliter l’insertion professionnelle des étudiants et des jeunes diplômés et de suivre leur évolution de carrière.

La formation de l’Université d’Angers

Créée en 1993 par le département d’histoire avec l’ouverture d’une licence spécialisée, l’offre de formation aux métiers des archives et des bibliothèques de l’université d’Angers est forte d’une expérience de près de vingt  ans. Elle constitue l’une des offres universitaires les plus anciennes et les mieux reconnues dans le domaine. Son contenu, sans cesse renouvelé et mis à jour, est élaboré par une équipe de professionnels en collaboration étroite avec les enseignants du département d’histoire. Elle est pilotée par deux conservateurs du patrimoine, ayant une expérience professionnelle diversifiée. Ils dispensent une partie des cours et se consacrent entièrement à l’animation et au suivi pédagogiques des différents parcours. La formation bénéficie de l’apport de nombreux professionnels et de collaborations étroites avec des partenaires privilégiés : EDF-Archives ou les archives départementales de Maine-et-Loire notamment.

En Licence professionnelle

La licence professionnelle a la particularité d’offrir une formation professionnalisée mixte archives et bibliothèques. Elle s’adresse aux étudiants désirant une insertion rapide dans la vie professionnelle, grâce à l’association d’une formation théorique et pratique et d’un stage long, ainsi qu’aux personnes en activité souhaitant une validation universitaire de leurs compétences. La pédagogie est adaptée aux exigences d’une formation professionnalisée. Conçue et encadrée par des professionnels, la formation permet d’appréhender les enjeux des métiers des archives et des bibliothèques et d’acquérir les compétences théoriques et pratiques facilitant l’accès à ce secteur d’activité. La première partie de l’année est consacrée aux enseignements, à savoir un tronc commun de 240 heures et une spécialisation de 90 heures en archives ou en bibliothèques. Elle est suivie par un stage qu’il est possible d’effectuer  à l’étranger.

En master 1

L’année de master 1 combine une formation théorique et pratique dans le domaine des archives et de l’archivistique. Au premier semestre, les cours sont regroupés en début d’année, afin de permettre la réalisation d’un stage d’un mois avant les vacances de Noël. Le stage est clairement orienté vers la maîtrise des actions de classement et de description des fonds d’archives et l’élaboration d’un instrument de recherche (répertoire, bordereau de versement etc.). Le second semestre permet une initiation à la recherche  – théorique ou plus appliquée – dans le domaine des archives et de la gestion de l’information.

En master 2

Le volume horaire est de 374 heures dont 212 heures d’archivistique. Les étudiants suivent tous le tronc commun et choisissent, lors de leur candidature, une option : gestion des services, records management ou valorisation du patrimoine. L’enseignement en archivistique se compose de cours théoriques, d’interventions de professionnels et de nombreux projets tels que la réalisation d’une journée d’étude. Des déplacements avec étude de cas dans des services publics et privés viennent compléter l’enseignement. Outre l’archivistique, ils suivent :

  • un enseignement théorique : histoire des institutions, droit
  • un enseignement pratique : communication, management
  • un enseignement appliqué au domaine des archives : paléographie, information électronique, écrits professionnels, anglais, projets, journée d’étude

Les cours se terminent au début du mois de mars pour permettre aux étudiants de partir en stage. Celui-ci dure trois mois dans des services publics ou des organismes privés. Il doit impérativement répondre à trois objectifs : la découverte complète, analytique et critique d’un univers professionnel, le traitement d’un fonds d’archives et réalisation d’un instrument de recherche, la conduite d’un projet de valorisation, d’organisation, de records management ou de gestion de corpus numériques : réalisation d’un tableau de gestion, d’une exposition, utilisation des technologies de l’information etc. Le stage débouche sur un important mémoire qui se veut un exercice critique sur les missions effectuées. La soutenance se déroule en septembre devant un jury composé d’universitaires et de professionnels.

Les journées d’étude

Chaque année depuis 2001, la promotion de Master 2 organise, en partenariat avec l’AEDAA, une journée d’étude sur un thème archivistique.

  • la recherche en archivistique (2001) ;
  • le témoignage oral (2002) ;
  • la déontologie de l’accès aux archives (2003) ;
  • la formation aux métiers des archives (2004) ;
  • les publics des archives (2007) ;
  • la fonction archives et les organisations (2008) ;
  • la numérisation, rupture ou renouvellement des pratiques du patrimoine (2009) ;
  • normes et archives (2010) ;
  • le don, une approche renouvelée des archives privées (2011) ;
  • archives, matérialité en question (2012) ;
  • les expositions d’archives et leurs publics (2013) ;
  • les portails documentaires : un atout pour les archives ? (2014).
La recherche scientifique en archives à la Maison des sciences humaines.

La recherche scientifique en archives à la Maison des sciences humaines d’Angers.