COEX…traordinaire !

Le congrès de l’ICA se tient au COEX, le centre de conférences de Séoul. L’ensemble est composé d’un centre commercial et de plusieurs bâtiments de bureaux.

Le COEX de nuit

Le COEX de nuit – Magalie Moysan CC0

Le COEX se trouve dans le quartier du Gangnam, devenu mondialement célèbre avec la chanson « Gangnam style ». Psy y moque le style des gens du quartier, l’un des plus chers et plus branchés de Séoul. Visiblement, ils ne lui en ont pas tenu rigueur puisqu’une statue rend hommage à la chanson devant le COEX

Un hommage à la chanson Gangnam Style - Magalie Moysan CC0

Un hommage à la chanson Gangnam Style – Magalie Moysan CC0

L’espace dévolu au congrès de l’ICA ne semble être qu’une petite partie de l’ensemble.

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L’intérieur du COEX – Magalie Moysan CC0

L’intérieur ressemble à la fois à une fourmilière et une Tour de Babel. Le Conseil international des archives porte bien son nom : sont réunis ici plus d’un millier de personnes, issues de près de 60 pays. L’espace est structuré en plusieurs ensembles : l’auditorium, les salles de conférences et l’espace d’exposition, où se côtoient les grandes entreprises (Google, Samsung), les moins grandes et les posters scientifiques.

Le salon des exposants de l'ICA 2016 - Magalie Moysan CC0

Le salon des exposants de l’ICA 2016 – Magalie Moysan CC0

Le programme scientifique du congrès est structuré autour du thème « Archives, Harmonie et amitié », avec jusqu’à 10 sessions parallèles. Au cours des trois prochains jours, nous tâcherons de partager avec vous le contenu de certaines sessions à travers des comptes rendus thématiques.

Mais voici tout de suite, en avant première, le plan d’une des communications fondatrices  du colloque :

"Appuyez-vous sur le diaporama pour suivre mon propos"

« Appuyez-vous sur le diaporama pour suivre mon propos »

Margot Georges et Magalie Moysan

 

Toujours prêts !

Le congrès de l’ICA commence par une série d’ateliers, parmi lesquels « The Emergency Management and Disaster Preparedness Workshop » auquel j’ai assisté.
Le terme « atelier » n’est pas usurpé : nous sommes répartis en groupes de 16 personnes et la journée est ponctuée par des exercices. L’atelier est animé par trois Américains spécialistes des situations d’urgence : Gregor Trinkaus-Randall a mis en place plusieurs plans d’urgence, Emilie Gagnet-Leumas a fait ses premières armes sur l’ouragan Katrina et Brandon Oswald organise des sauvetages d’archives dans le Pacifique. Le premier tour de table nous fait prendre conscience de la variété des situations : un bâtiment qui s’effondre aux Philippines, un incendie en Bosnie, le tsunami de 2011 au Japon …

Crédits : Smithsonian Institution Archives

Crédits : Smithsonian Institution Archives

Plusieurs notions-clefs ressortent de l’atelier :

Adaptabilité : les intervenants le rappellent, vous n’aurez jamais tout prévu. La loi de Murphy s’applique : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal. L’inondation aura lieu le week-end ou quand les collègues-ressources sont en vacances !
Ingéniosité : prévoir un appareil photo pour garder une trace de la localisation des documents et pour les assurances, acheter des boîtes en plastique pour y placer les documents trempés (la boîte en carton subira le même sort que les archives), un pied de biche pour sortir les archives qui ont gonflé sur les étagères (si si…), etc.
Vision d’ensemble : penser aux collections, c’est bien. Mais le sauvetage d’archives doit s’intégrer dans son environnement matériel et humain. Si le bâtiment présente encore des risques, si vos collaborateurs sont en vacances, les archives ne pourront pas être sauvées. Si vous ne travaillez pas suffisamment avec le personnel d’urgence, vous ne vous comprendrez pas, ou pire, les archives seront oubliées dans le sauvetage.
Collaboration : s’entraider entre archivistes. Dans la région de la Nouvelle-Orléans, les archivistes ont mis en place un réseau d’urgence : ils visitent les magasins d’archives des autres et s’entraident en cas de sinistre. De même, des camions remplis de fournitures peuvent être achetés en commun et se rendre sur les lieux du sinistre, les services d’archives peuvent signer un accord pour prêter des rayonnages le temps de gérer la crise.
Sécurité : avant le sauvetage des archives, la sécurité des personnels doit être assurée. Cela suppose de s’appuyer sur les spécialistes en hygiène et sécurité, des ingénieurs pour vérifier la solidité du bâtiment… La sécurité concerne aussi les documents d’archives. Un service d’archives de Philadelphie l’a vécu amèrement : le camion dans lequel les archives évacuées étaient stockées n’a jamais été retrouvé… Personne n’avait pensé à vérifier l’identité du chauffeur.
Pour achever de vous inquiéter, voici quelques questions : savez-vous utiliser un extincteur ? Couper le courant dans votre bâtiment d’archives ? Vous devriez…

Quelques ressources :
Une application pour gérer les situations d’urgence
COSTEP, un guide pour coordonner les plans d’urgence d’institutions culturelles
D-plan, un outil sur les plans d’urgence en ligne, d-Plan

Magalie MOYSAN

Bonjour de Séoul

Séoul c’est :
– La capitale de la Corée
– 10 140 000 habitants (d’après Wikipédia)
– 16 746 hab/km² (d’après Wikipédia)
– Un climat chaud (entre 25 et 35°C) et humide en ce moment.

– beaucoup de hautes constructions :

Séoul ©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Séoul
©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

– des monuments traditionnels… :

Deoksugung ©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Deoksugung
©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

– … au milieu des buildings :

Séoul ©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Séoul
©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

– des constructions originales :

Deoksugung ©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Deoksugung
©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

– et des grands espaces verts :

Parc olympique ©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Parc olympique
©Margot Georges (CC BY-NC-SA)

Résultats de l’enquête sur la newsletter

En ligne tout le mois de décembre dernier, l’enquête sur la newsletter n’a pas eu, il faut le dire, un franc succès quand au nombre de réponses. Peut-être faut il y voir un signe de satisfaction générale? La foule râle plus quand elle est mécontente!

Les réponses apportées nous montrent que les abonnés sont plutôt contents de la newsletter. 81 % des sondés la trouvent attrayante et 95% trouvent les informations pertinentes.

La thématique générale est la partie la plus lue, à 47%, avec une nette préférence pour les éléments sur les articles et revues, suivis des fonds d’archives ; n’est-ce pas logique pour une newsletter d’archivistes !

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